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Mélo à Lomé

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4 février 2011

End of the trip!

Avec chaque voyage, il y a un retour, et avec chaque retour, les vieilles habitudes et le train train qui revient.
Cela fait maintenant une semaine que je suis rentrée, et je me suis déjà réhabituée à beaucoup de choses.
Fini le seau d'eau froide du matin pour se rafraîchir, ici l'eau vient d'en haut et la température se règle, et on la prend bien chaude parce que dehors ça caille! Finies les balades en moto et les Z/Zem partout, ici c'est vélo (pour moi) (ou métro).
Fini les gens qui se saluent tous dans la rue, on se croise mais on ne se regarde pas... Fini les mini biquettes qui gambadent, bonjour les crottes de chien (spéciale dédicace à Simon puisque c'est l'image qu'il gardera de la France). et surtout... fini les "Yovo yovo bonsoir ça va bien merci!" et les demandes en mariage au bout de 5 minutes (c'est pas plus mal cela dit!) !

Sans parler du retour dans les supermarchés. Près de chez moi il y a un grand centre commercial, 220 boutiques. Le temple de la (sur)consommation. Je crois qu'il n'y a même pas un centre commercial dans tout le Togo... c'est fou ce qu'on achète des choses dont on n'a pas besoin!!

Bref, retour à la vie française. Je suis de retour en cours, j'ai passé ma soutenance de stage ce midi, la boucle est donc bouclée, cela marquait la fin de mon stage. Maintenant, je dois penser au stage long! 6 mois, à partir de juin/juillet. Où? je ne sais pas encore... on verra bien, affaire à suivre...!

Bisous les gens, merci de m'avoir suivie :)

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25 janvier 2011

La tête dans la brousse

Ca y est, je suis de retour à Lomé pour la dernière fois, après une merveilleuse semaine à Lavié Agoviépé, petit village sans électricité - et sans réseau - dans les collines de Kpalimé. Dépaysement assuré, et retour aux sources bien apprécié! La famille de Mr Koffi a été adorable avec moi et j'ai passé le plus clair de mon temps avec Kirikou – oui oui, celui qui est petit mais vaillant - et Folly, et les autres jeunes du village (une vingtaine de gars de mon âge). Ce sont des fabricants de mortiers et pilons, ils m'ont montré, la technique est vraiment impressionnante! et je me suis fait offrir un mini pilon, donc je ramène le mini mortier qui va avec (ça sera pas pour l'igname, je me contenterai des piments / tomates / épices)...!

Autre fait marquant de la semaine, j'ai appris à faire de la moto!!!! Attention, une assez grosse quand même, une Sanya, avec laquelle j'ai fièrement parcouru quasi 200 km en quelques jours sur les pistes africaines (je suis montée à 70 quand même)! les trous et dos d'âne (qu'on appelle escaliers ici) et la conduite dans les nuages de poussière n'ont plus de secrets pour moi !  j'ai même roulé avec deux grands gaillards derrière moi (Folly et Kirikou), ce qui faisait mourir de rire les gens qu'on croisait - déjà qu'ils ne sont pas habitués à voir une blanche conduire une moto - et je suis maintenant en possession d'une belle attestation de fin d'apprentissage délivrée par mon prof (Kirikou) :)

Dans la catégorie des découvertes culinaires, j'ai mangé du python! et c'est très bon! le reste des repas étaient généralement riz, haricots, maca (spaghettis) et farine de manioc (mélangés, avec une petite sauce pimentée, un régal), foufou (toujours aussi bon), la pâte avec différentes sauces, les galettes de soja (excellent aussi) ... et plein de bananes! la pâte et le foufou se mangent avec la main (droite, c'est impératif), tous ensemble, dans le même plat. Attention doigts sensibles, c’est chaud ! Et comme on ne refuse jamais une invitation à manger, il est fréquent de manger plusieurs fois d'affilée, chez différentes personnes!  j'ai été relativement épargnée concernant le sodabi (l'alcool de palme très très fort qu'on sert à un invité et qui doit boire cul sec) mais j'ai bien profité du déha, le vin de palme, très sucré.

Niveau langue, il y a encore du boulot ! Et ben oui, à Kpalimé, on parle éwé, mais pas l’éwé de Lomé qui est mélangé au mina, ça aurait été trop facile… Donc moi qui croyait m’en tirer, que nenni, on m’a fait réapprendre les salutations et les dialogues de base (tu viens de te lever, tu as bien dormi, tu as mangé, qui t’a préparé, il faut manger encore, tu veux manger quoi, tu vas où, faire quoi, avec qui, tu veux m’épouser, etc etc). Dur dur ! Et puis bon, il y a aussi les familles kabyès installées dans les fermes alentours qui parlent un mélange de kabyè et d’éwé, les peuls qui parlent peul, la famille de kirikou qui vient de Akposso et qui du coup parle Akposso…. Raaaah ! L’atlas des langues africaines devient indispensable, si ça existe pas il va falloir l’écrire, au moins pour les salutations… ! (rien que ça, ça demandera un certain nombre de volumes…)

Niveau boulot, bon je ne suis pas allée là-bas pour bosser mais j’en au profité pour donner un petit coup de main à Mr Koffi pour son association. Ils font de l’agroforesterie, de la lutte contre les feux de brousse (j’en ai vus plusieurs et c’est vraiment impressionnant parfois), essaient de mettre en place une coopérative de microcrédit pour soutenir les activités des femmes… Et mine de rien, si l’absence d’électricité et de technologies est bien agréable et dépaysante pendant une semaine, ça permet quand même de se souvenir que certaines associations ont la vie dure et que persévérer demande beaucoup de motivation ! Alors avis à vous les amis, si vous avez une clé usb / téléphone portable / appareil photo / ordi portable ( ? on sait jamais) que vous n’utilisez plus, faites-moi signe, je vais essayer de leur faire parvenir via des volontaires qui font partir en chantier ou en stage chez eux, pour leur filer n petit coup de pouce…

Quant à moi, reste à bosser encore un peu le rapport de stage et faire les dernières courses avant de rentrer en france... le retour sera duuur! Retrouver le froid, retourner en cours, remettre des chaussures fermées, ne plus entendre 10000 fois par jour « yovo yovo bonsoir, ça va bien, merci » chanté par les gamins (et parfois les grands aussi), me déshabituer de tous les petits gestes de mon quotidien ici pour me réhabituer à tous les petits gestes du quotidien français… et me faire mon chez-moi à créteil ! arg !

Ce soir j’ai fait un gateau au choco (oui oui, merci Adèle ;) ) pour le départ de ma directrice !

des bisous

16 janvier 2011

Holidays!

Ca y est... mon stage est officiellement fini... Je bosse encore ce week-end sur quelques trucs et je pars demain pour Lavié Agoviépé, le petit village sans électricité près de Kpalimé où Erwin et moi avions déjà passé un week-end, chez des gens très chaleureux. Date de retour à Lomé pour le moment indéterminée, donc out of internet pour quelques temps!

A bientôt les gens!

14 janvier 2011

Religions

La religion, quelle qu’elle soit (30% de chrétiens, 29% de protestants, 12% de musulmans, et beaucoup d’animisme), est très présente au Togo. L’animisme se pratique généralement en parallèle des autres religions. Le nom de Dieu est présent partout : dans les noms et enseignes des coiffeurs, des maquis, des bars, des restaurants, des boutiques quelconques… Les messes sont des événements très importants dans la vie des togolais. Elles ne sont pas forcément aussi animées qu’on pourrait le croire mais rassemblent parfois des files impressionnantes de personnes dans la rue et la musique s’entend dans tout le quartier. Même les musiques qui passent à la radio chantent d’ailleurs souvent la gloire de Dieu et les louanges de Jésus. Beaucoup ont par exemple une image de la Vierge comme fond d’écran de portable… Et Dieu revient régulièrement dans les conversations, car ce qui nous arrive de bon vient forcément de Dieu, et ce qui va nous arriver dépendra aussi de Dieu. En quelque sorte c'est l'équivalent des  « allah ouakbar » et « inch’allah » qu’on entend si souvent au Niger !

Le vaudou est un culte qui m’impressionne. Difficile de cerner jusqu’où vont les croyances des gens et où commence le folklore. Au festival des Divinités Noires à Aného, j'avais été impressionnées parl'emprise que semblaient avoir ces croyances et ces fétiches sur les gens. Il y avait peu de touristes, aussi je n'avais pas l'impression qu'il s'agissait de folklore monté de toute pièce. A Ouidah par contre, les touristes affluent, de même que les artisans qui vendent leurs produits à prix d'or. Certains essaient de vendre des badges qui soit-disant attestent que le chef suprême autorise le détenteur à prendre des photos (pour la modique somme de 20 000 CFA ou quelque chose comme ça...!). Les touristes se bousculent pour saisir LA photo, LE portrait qui fera typique, ils défilent devant les joueurs de tamtam, se collant parfois presque à leurs visages pour prendre une photo. C'est assez pathétique et honteux je trouve, on dirait un zoo. Bref, à Ouidah, tout paraissait surfait, et pourtant en soi les festivités n'étaient pas très différentes de celles d'Aneho. Alors où est la limite?

Par ailleurs, les distinctions entre vaudou / sorcellerie / satanisme ne sont pas claires, même dans les discours des togolais. Et il est difficile de bien discerner les différents « personnages » rattachés à ce culte. 

Au Bénin il existe des « revenants », ce sont des personnages qui se promènent dans la rue, masqués, qui sont en fait des sortes de réincarnations de personnes mortes, et qu’il faut à tout prix éviter de croiser sinon elles vous frappent. Et si vous voyez leur visage, vous devez mourir.

Il y a aussi les fétiches comme ceux vus à Aneho au festival des Divinités Noires et revus à Ouidah à la fête Vaudou (jour férié au Bénin pour célébrer le vaudou) : ce sont des sortes de grosses cloches suffisamment grandes pour qu’un homme debout puisse se cacher dessous et qui sont recouvertes d’une sorte de rafia. Ces « fétiches » tournent ensuite sur eux-même et bougent, ce qui terrorise les gens autour. A Aneho, un de ces fétiches a traversé le lac (peu profond) : on dit qu’il a marché sur l’eau….

Après il y a aussi des rois, qui ont un rôle spirituel, et des sorciers. Difficile de bien saisir toute la hiérarchie.

A Ouidah on a aussi visité le temple du python. Le Python est le Dieu (ou l’un des Dieux tout au moins) du vaudou. Plusieurs gros pythons vivent dans un temple aménagé pour eux. Des offrandes leur sont faites régulièrement, et ils sont lâchés dans la ville une fois tous les cinq jours pour aller s’alimenter.

Tout ça est plutôt complexe, ce qui est sûr, c’est qu’un grand nombre de personnes croient à la magie / sorcellerie, permettant par exemple de se téléporter d’un endroit à un autre, de faire apparaître de l’argent à volonté, de faire disparaître le sexe de quelqu’un… Loin de moi l’idée de me moquer ou de critiquer. Je constate juste que notre esprit cartésien a du mal à comprendre certaines de ces pratiques et surtout de ces croyances, mais ça m’intéresse beaucoup.

13 janvier 2011

Histoire et politique

Colonisation

Le Togo n’a pas été épargné par la traite des noirs. Aneho, autrefois nommée Petit Popo, ville frontière avec le Bénin (là où je suis allée assister au festival des Divinités Noires avant Noël avec Erwin), fut la première ville où débarquèrent les colons portugais et devint la plaque tournante de l’esclavage au Togo, comme Gorée au Sénégal, Ouidah au Bénin (où nous sommes allées assister au festival vaudou lundi), ou encore Cape Coast au Ghana. La mama de ma famille est originaire de cette ville et sa famille a vécu tout ça de près.

Après les portugais, ce furent les Anglais, puis les Hollandais, puis au 18ème siècle les Danois qui arrivaient d’Accra (Ghana). Le Ghana a été colonisé avant car les côtes étaient plus facilement abordables et aussi plus attirantes car l’arrière-pays était riche en or.

A la fin du 18ème siècle, des « Brésiliens » s’installèrent le long du littoral togolais. Il s’agissait en fait de captifs libérés, rapatriés du Brésil, et de descendants des Portugais. C’est par leur intermédiaire que les missions catholiques se sont développées au Togo. L’une des grandes figures de ces « Brésiliens » était Francisco Felix Da Souza, ancien commandant portugais du fort de Ouidah devenu riche grâce à la traite négrière, au commerce d’importation de tabac et de rhum brésilien et au commerce d’huile de palme. Les commerçants Danois ont été remplacés petit à petit par des Allemands puis par des Français.

Le commerce des esclaves a pris fin au milieu du 19ème siècle, remplacé par la chasse aux colonies par les puissances européennes au début de leur révolution industrielle. En 1884, un Allemand arriva et (pour faire bref) ce fut le début de 30 ans de colonisation allemande. Le pays était nommé « colonie modèle » de l’Allemagne. Le pays fut ensuite « repris » par les Français en 1914 au moment de la guerre.

Présidents

La République du Togo fut proclamée en 1956.  En 58, Sylvanus Olympio fut appelé à former le premier gouvernement autonome du Togo. En 1960, le pays gagnait son indépendance (le cinquantenaire a été fêté cette année). Sylvanus Olympio devint donc le premier Président du Togo indépendant en 1961. Mama le connaissait personnellement.

Il fut abattu le 13 janvier 1963.  Un certain Grunitzky devint président.

Le 13 janvier 1967, un général de l’armée, Gnassingbé Eyadéma, prit le pouvoir suite à un coup d’état. Il restera à la tête de l’état jusqu’à sa mort, en 2005.  La conjoncture économique devient prospère, les investissements étrangers affluent, basés sur le phosphate, le coton, le cacao, le café, le palmier à huile et tout le trafic du port de Lomé. Mais de nouveaux troubles éclatent à partir des années 1980. Les bailleurs suspendent leurs aides pour défaut de paiement de la dette, Eyadéma se brouille avec les pays voisins. Il modifie la constitution en 2002 pour pouvoir enchaîner ses deux précédents mandats présidentiels par un troisième, ce qui était jusque là interdit par la constitution. Il est « réélu », mais meurt d’une crise cardiaque en 2005. Depuis c’est son fils, Faure Gnassimbé, qui est au pouvoir. Il a gagné des élections en 2010 (plus grand, plus haut, plus Faure, tel est le slogan présidentiel).

Pour les relations entre eux tous et la France, il faut que je me documente un peu plus, mais d’après tout ce que j’ai entendu, il y a des dossiers…

En tout cas, aujourd’hui 13 janvier est un jour férié au Togo, mais l’ambiance est bizarre : c’est la date anniversaire de l’assassinat de Sylvanus Olympio et celle du coup d’état de Eyadema, c’est donc recueillement ou célébration, selon le côté duquel on se place…

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12 janvier 2011

Bon qu'est-ce qu'on mange?

Petit aperçu des spécialités culinaires togolaises...

La pâte, ou akume : pâte de maïs blanche, un peu de la même consistance que la semoule, accompagnée de sauces variables.

-          La sauce d’ademe (feuilles), gluante

-          La sauce gombo, gluante aussi

-          La sauce à l’oseille de Guinée (plutôt dans le nord)

-          La sauce gboma, avec des épinards, crevettes, crabe, poisson et parfois de la viande de mouton

Emakumé : la pâte, fermentée.

Le fufu :igname pilé, ou manioc + bananes plantain pilées (excellent), accompagné de sauces variables :

-          Sauce poulet

-          Sauce arachide

-          Sauce yassa (oignons, sénégalais)

-  ...

Kolikos : frites d’igname

Aloko : banane plantain frite (trop trop bon)

Tchitchingas : brochettes (trop bonnes aussi)

Ablo : galette de maïs à la vapeur

Beignets divers

Aymolou : riz et haricot, saupoudrés de gari (manioc en poudre)

Pinon : gari préparé en semoule avec de la tomate, accompagné d’une sauce tomate-oignons-poivrons et de poulet (super bon aussi)

Et quand on mange dans la rue c’est souvent riz-sauce ou maca (pâtes, souvent spaghettis), parfois haricots ou couscous.

Il y a très souvent aussi du poulet et du poisson pour accompagner les plats et sauces.

La nourriture est bonne, mais extrêmement riche: beaucoup de graisse et de féculents, beaucoup de bouillons cubes, pas beaucoup de légumes. Même les fruits, pourtant abondants, ne sont pas très très présents sur les tables... Quant aux jus, on n'en trouve pas! Donc je me régale, mais je commence quand même à être un peu en manque de crudités, jus, et laitages!!

11 janvier 2011

Les transports

A Lomé :

Dans la ville, on a le choix entre « zem » (aussi appelés Z, pour zemidjans), qui sont les taxi motos, ou alors les vrais taxis. Les taxis suivent des lignes précises, donc dès qu’on les fait sortir de la ligne il faut « louer le taxi » et ça revient très cher. Les Z sont flexibles mais souvent plus chers parce qu’ils vont plus vite. Ils ne sont souvent pas très prudents. En fait les gens qui n trouvent pas de boulot deviennent Zems, c’est moins cher que d’acheter un taxi, donc prudence. Par contre, contrairement au Cambodge, on n’a pas le droit de monter à plus d’une personne à l’arrière d’un zem (sauf dans la brousse où personne ne vérifie et où les zems prennent allègrement deux clients).

Peu de bus ou de minibus à Lomé, ils ont tenté à un moment mais « ça a pas pogné » comme diraient les québécois. Pas de vélo non plus.

A Cotonou :

Pareil que Lomé, surtout Zems et taxis, à la différence près que les « vrais » zems portent un dossard jaune, plus facile pour les reconnaître !

A Ouaga et Niamey par contre on ne voit quasi pas de zems. A Ouaga on trouve pas mal de courageux en vélo (mais attention aux caniveaux géants au bord de la route qui peuvent conduire à l’hosto !!).

Par rapport à Dakar :

A Dakar, il y a les taxis, bien sûr, il y a les bus, mais il y a aussi et surtout tous les minibus dont j’ai oublié le nom, ceux qui ici font office de taxi brousse et qui entassent sur le toit le même volume que le minibus tout entier.

A l’intérieur du Togo :

Pour aller au Nord il est recommandé de prendre les bus de la Poste, ils sont sûrs, confortables, climatisés, on vous sert même un croissant et un gobelet d’eau, ça rigole pas. Il y a aussi des taxis brousses mais ils font souvent de petits trajets donc il faut changer, c’est plus long et moins confo. Par contre les bus ne sont pas donnés, par exmple c’est 8000 je crois pour aller jusqu’à Kara pour 8h de bus (8000 CFA donc 80 francs français, donc faites le calcul)

Entre les pays :

De Lomé à Accra ou de Lomé à Cotonou, on trouve des compagnies de bus aussi mais le mieux est de prendre un taxi. Ce sont des taxis « normaux » sauf qu’on monte à 7 dedans : 4 derrière et 2 sur le siège passager. Lomé-Cotonou par exemple c’est environ 4 à 5h de route et ça coute 3000.

Sinon d’après ce qu’on a vu en faisant du stop entre Ouaga et Niamey, il y a énormément de taxi-brousse (les fameux minibus surchargés).

11 janvier 2011

Expressions!

Ce qui est drôle quand on bouge un peu dans les pays alentours, c'est qu'on prête plus attention aux expressions: certaines s'entendent partout, d'autres sont bien spécifiques à certaines zones. Petit aperçu:

--> Celles qu'on entend juste au Togo / Bénin:

-          Comment ? simple diminutif de « comment ça va ? »

-          C’est intéressant ; en fait utilisé pour dire que c’est bon !

-          Chose : quand on ne trouve pas ses mots. « Ah ouais, tu étais avec chose, vous avez fait chose, je dois aller à chose » etc…

-          Vœux réciproques : la réponse à « meilleurs vœux », au Bénin

-          Je n’entends pas : pour dire « je ne comprends pas », ou encore « espère ici » pour dire « attends ici » (sûrement un reste de la colonisation portugaise)

-          Ma chérie : utilisé par tout le monde pour tout le monde ! enfin surtout par les femmes (genre la vendeuse de pagnes que tu croises ds la rue) mais les mecs en profitent, bien sûr.

-          On a duré : on ne s’est pas vus depuis longtemps

--> Celles entendues au Niger et Burkina:

-          « C’est comment ? » variante du « comment ? » togolais

-          Walay ! expression arabe pour dire « je le jure », en gros

--> Celles qu'on entend partout:

-          Bonne arrivée

-          Y a quoi ? y a rien !

-          Voilàààà

-          Ca va aller (celle-là je l’ai répétée non stop pendant 2h au gamin qui se faisait recoudre la lèvre)

-          C’est doux = c’est bon

-          Ou bien ? pour confirmer une affirmation, le plus souvent. « Ok on fait comme ça. Ou bien ? »

-          Il faut faire … : forme d’impératif. On ne dit pas « roule doucement », on dit « il faut rouler doucement » ; on ne vous dit pas « va voir » on vous dit « il faut aller », etc…

-          C’est fini (pour dire il n’y en a plus)

-          C’est gâté : ça ne marche plus

à Ce qu’on n’entend pas :

-          SVP : ça ne se dit pas, et d’ailleurs ça n’existe pas dans les langues locales ! par exemple au Burkina on ne dit pas « passe-moi l’eau stp » on dit « je demande l’eau pour boire ».

11 janvier 2011

La vie quot'

Bon bon, j'ai pas mal raconté mes périples par-ci par à mais pas tant que ça la vie quotidienne d'ici, ni les faits historiques, alors je vais essayer de me rattraper un peu avec le temps qui me reste... ça arrive!

10 janvier 2011

Au mauvais endroit au mauvais moment...

Juste un petit mot en hommage aux deux français de 25 ans tués au Niger ce week-end, parce que je ne peux pas ne rien en dire; parce que cette histoire me touche beaucoup, parce que j'étais à Niamey même pas une semaine avant le drame (et qu'on me disait que Niamey ne craignait rien), que le bar est tout près de chez Basile, que ses colocs et son ami qui était avec nous à Ouaga étaient dans le bar au moment où c'est arrivé; et aussi parce qu'ils avaient 25 ans, que ça aurait pu être nos amis, que l'un des deux allait se marier, qu'il bossait dans l'humanitaire et on n'est plus dans le contexte des gens d'Areva qui pouvaient être ciblées (au moins en partie) pour leur activité... J'en profite pour raouter une pensée pour Patrice Briquet, qui nous a fait découvrir le Niger en 2004 et a été assassiné à Niamey en 2007... le Niger est décidément un pays très attachant mais aussi très dur! Ceci dit, je suis bien revenue au Togo et je ne devrais plus trop en bouger d'ici mon retour en France dans un peu moins de trois semaines, donc pas d'inquiétudes pour moi.
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Mélo à Lomé
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